Le plantain lancéolé comme son cousin le plantain major font partie de la trousse de secours de base en phytothérapie. Disponible partout en France, colonisant spontanément tous les jardins, il est facile à reconnaitre et à utiliser.

précaution d’emploi tout d’abord:

Ce que j’écris ne se substitut en aucun cas à un avis ou une prescription médicale!

Quand on cueille on vérifie que la plante est saine, pousse dans une milieu adéquat (oui le plantain aime pousser au milieu des parkings!), et on ne cueille jamais plus d’un tiers de la plante (on la laisse repousser pour en retrouver plus tard!). Et bien sur en cas de doute on s’abstient

les propriétés médicinales du plantain sont nombreuses dues à la présence de plusieurs molécules (très) actives:

• Iridoïdes: qui sont anti-inflammatoires (uniquement dans les feuilles fraiches)

• Phényléthanoïdes aux propriétés antihistaminiques.
• Mucilages*
• Flavonoïdes* (apigénine, lutéoline et leurs
dérivés).
• Autres (hémostatique, antimicrobien, présence de coumarines…)

on va donc logiquement l’utiliser quand on a besoin: d’un anti inflammatoire, d’un antiseptique local, comme antihistaminique, comme cicatrisant.

recettes avec le plantain: collyre, sirop toux sèche et baume apaisant

collyre anti conjonctivite

faire une infusion avec une poignée de feuilles fraiches dans une tasse.

quand l’infusion est tiède dilué deux cuillères à café de miel

laisser refroidir et appliquer avec une compresse au moins 4 fois par jour.

sirop toux sèche au plantain pour 200ml

préparer une infusion avec 15g de feuilles fraiches et 400ml d’eau minérale

faire réduire de moitié a feu doux

faire chauffer (sans bouillir) et l’infusion réduite avec 200g de miel, laisser refroidir

pour une meilleur conservation ajouter deux cuillères à soupe de rhum et une cuillère à café de jus de citron.

on peut le conserver un mois au réfrigérateur. on prend une cuillère à soupe trois fois par jour.

Onguent apaisant au plantain de Cathy Lasfargues

.Ingrédients et matériel :

  • Une grosse poignée de feuilles de plantain fraîchement cueillies
  • Huile végétale (olive ou tournesol) : 60 ml
  • Cire d’abeille : 15g (ou une cire végétale : carnauba, candelilla, en divisant les proportions par deux, soit 7,5 g).
  • Un bocal en verre avec couvercle ;
  • Un chinois ou une passoire fine ;
  • Un pot hermétique pour la conservation.

Préparation :Faites sécher le plantain à l’air libre, à l’ombre, sans le chauffer, durant plusieurs jours. Le flétrissement des feuilles (déshydratation partielle) permettra une meilleure conservation de l’onguent. Hachez-le en petits morceaux ou broyez-le à l’aide d’un pilon.

Faites macérer durant 2 mois le plantain dans l’huile, en veillant à bien couvrir les feuilles. Filtrez le macérât huileux.

Faites fondre doucement la cire d’abeille au bain-marie et ajoutez-la au macérat huileux préalablement tiédi (ne faites pas chauffer la préparation au plantain au-delà de 40°C : les principes actifs sont détruits par la chaleur).

Versez dans un pot muni d’un couvercle hermétique, à refermer une fois le baume refroidi.

Cet onguent peut se conserver jusqu’à 2 ans, le rancissement de l’huile -repérable à l’odeur- étant le facteur limitant.

Pour un baume : Pour une meilleure conservation et une synergie des principes actifs, vous pouvez ajouter après macération 3-4 gouttes d’huile essentielle de romarin, de tea tree ou de lavande : vous obtiendrez ainsi non un onguent, mais un baume. Attention à ne pas faire si le baume est destiné à des enfants de moins de 9 ans, des femmes enceintes ou allaitantes!

Appliquez l’onguent ou le baume sur les tendinites, les éraflures, les brûlures légères, les piqûres d’insectes ou de plantes, les démangeaisons, les dermatoses, eczémas…